La douleur au genou touche souvent les adultes actifs et les sportifs, qu'elle survienne progressivement à l'entraînement ou après un geste précis. Son intensité ne renseigne pas toujours sur sa gravité. Une prise en charge en physiothérapie pour douleur au genou peut alors avoir du sens, mais son utilité dépend d'abord d'une évaluation individualisée.

Ce qu'une douleur au genou révèle, et ce qu'elle ne révèle pas

L'intensité d'une douleur ne renseigne pas forcément sur la gravité de l'atteinte. Un inconfort discret peut parfois correspondre à une lésion structurelle plus marquée, tandis qu'une douleur vive n'indique pas nécessairement un problème sérieux. Cette absence de lien direct explique pourquoi une description de symptômes, seule, ne permet jamais de poser un diagnostic à distance. Elle mérite d'être objectivée lors d'une consultation, en physiothérapie ou chez un médecin selon le contexte.

Plusieurs mécanismes peuvent expliquer une gêne au genou. Une surcharge mécanique liée à une augmentation trop rapide du volume d'entraînement, une atteinte tissulaire, c'est-à-dire une lésion touchant un tendon, un ligament ou le cartilage, ou encore un processus inflammatoire, figurent parmi les pistes possibles. Ces catégories restent générales. Elles orientent la réflexion clinique, sans jamais remplacer un examen.

Le terme de tendinopathie, une irritation ou une fragilisation d'un tendon, illustre bien cette nuance centrale. Le niveau de douleur perçu dépend aussi de facteurs indépendants de la seule structure touchée, comme le niveau d'activité habituel, la qualité du sommeil ou l'appréhension du mouvement, des éléments régulièrement documentés dans la littérature physiothérapeutique. C'est précisément ce qu'un bilan initial cherche à clarifier, plutôt qu'une lecture isolée des symptômes rapportés.

Le bilan initial, point de départ avant toute prise en charge

Detailed image of a physiotherapy session focusing on knee massage treatment.

Un bilan initial commence par un entretien détaillé. Le physiothérapeute y aborde l'apparition de la douleur, son évolution, les activités qui la provoquent ou la soulagent, ainsi que les antécédents de la personne, autant d'éléments qui orientent déjà les tests pratiqués ensuite.

Viennent ensuite des tests de mobilité (l'amplitude de mouvement disponible au niveau de l'articulation), des tests de force musculaire, puis une observation du mouvement. Marcher, monter un escalier, se réceptionner après un saut, ces gestes du quotidien révèlent souvent plus qu'un test isolé sur table. Ces observations, croisées à l'entretien, déterminent la suite donnée au bilan.

Les situations où une prise en charge en physiothérapie a du sens

Certaines situations reviennent souvent chez l'adulte actif ou le sportif amateur. Une gêne qui s'installe après une augmentation progressive de la charge d'entraînement, un inconfort qui persiste plusieurs jours après une sortie de course à pied ou de vélo, ou encore une raideur qui limite l'amplitude lors d'un squat ou d'une flexion profonde, comptent parmi les motifs de consultation fréquents.

Ces situations décrivent un vécu, qui prend son sens une fois confronté à un bilan individualisé. Une même gêne, ressentie après une sortie de course ou de vélo, peut aboutir à des propositions très différentes selon l'histoire de la personne, son activité et les résultats des tests réalisés.

Dans le Nord vaudois, l'accès à une évaluation de proximité facilite cette première étape pour ce type de gêne liée à la charge d'entraînement. Un avis rapide permet d'agir sur des paramètres encore modifiables, comme le volume d'entraînement, la technique de mouvement ou la répartition du travail musculaire, tant que la gêne reste mécanique et récente.

Les signaux qui appellent d'abord un avis médical

Certains signes demandent d'abord un avis médical, avant ou en complément d'une prise en charge en physiothérapie. Ils ne dessinent pas un diagnostic fermé, mais méritent une attention particulière.

Face à l'un de ces signes, consultez rapidement un médecin, qui posera le diagnostic et orientera si besoin vers une prise en charge complémentaire.

Dans ces situations, la physiothérapie n'est pas la première réponse. Un traumatisme sévère, une pathologie inflammatoire ou une infection relèvent d'abord d'un autre professionnel, capable de poser les examens nécessaires. Un physiothérapeute expérimenté sait réorienter lorsque l'ensemble des signes observés dépasse son champ de compétence, et c'est précisément ce que le bilan initial permet de distinguer, en orientant soit vers une prise en charge active, soit vers un avis médical complémentaire.

Comment se construit une rééducation active et progressive

A physiotherapist assisting a patient's leg therapy session indoors, focusing on rehabilitation.

Une rééducation du genou repose rarement sur une accumulation de soins passifs. Les lignes directrices publiées par le Journal of Orthopaedic & Sports Physical Therapy situent l'exercice actif comme composante centrale de la prise en charge des douleurs fémoro-patellaires (à l'avant du genou, autour de la rotule), associé à une bonne compréhension de la situation par la personne concernée.

La gestion de la charge d'activité constitue souvent le premier levier. Ajuster temporairement le volume ou l'intensité d'un entraînement, sans l'arrêter totalement, vise à laisser au tissu concerné le temps de s'adapter, une réponse qui varie selon le tissu, la pathologie et la charge tolérée par la personne. Le travail de mobilité et le renforcement musculaire progressif suivent, avant une reprise graduée du sport, à votre rythme et selon votre situation.

Une revue Cochrane publiée en 2024 sur l'exercice dans la gonarthrose (l'arthrose du genou) rapporte une légère réduction de la douleur et une amélioration de la fonction, dont l'importance clinique reste incertaine. Les effets indésirables, un peu plus fréquents qu'en l'absence d'exercice, sont surtout mineurs, comme des douleurs passagères. Ces résultats ne garantissent pas un résultat individuel.

Le renforcement du quadriceps (muscle situé à l'avant de la cuisse), associé à celui des muscles de la hanche, fait partie des exercices recommandés par les lignes directrices du JOSPT pour les douleurs fémoro-patellaires, et s'ajuste selon la tolérance de chaque personne. Présenté ici à titre d'exemple pour un niveau débutant et sous encadrement d'un physiothérapeute, il n'a pas vocation à être reproduit sans évaluation préalable.

Ce qui oriente la décision de consulter

Le bilan initial reste le point de départ, quelle que soit la gêne ressentie.

À Yverdon-les-Bains, l'équipe de VO2 Sport réalise ce bilan sur rendez-vous, première étape avant toute décision de prise en charge en physiothérapie ou d'orientation médicale.

Sources